Centrafrique: Etat des lieux du secteur médias
Marseille: Panos Europe (2014), 36 pp.
"En République centrafricaine, les médias sont confrontés à des obstacles importants qui les limitent dans leur capacité d’action : fragilité financière, faibles capacités des ressources humaines, dénuement et manque ’équipement. Le paysage médiatique est, en outre, caractérisé par :
• La concentration des médias d’information dans la capitale : A Bangui, se trouvent Radio Centrafrique (nationale), Radio Ndeke Luka, la radio scolaire, la radio et Télévision Tropic FM (commerciale) et cinq radios confessionnelles. En province, on compte une dizaine de radios, éparpillées dans sept villes différentes, dont six confessionnelles et quatre liées aux autorités locales. L’ensemble de la presse écrite (une quinzaine de titres dont quatre, quoique rudimentaires, paraissent quotidiennement) est limitée à certains quartiers de la ville de Bangui.
• Un cadre institutionnel et organisationnel de la profession fragile et peu opérationnel : à côté de l’instance de régulation de la Communication (HCC), confrontée à des problèmes de légitimité et d’efficacité, quelques associations professionnelles peinent à se développer. Les médias centrafricains se déploient dès lors sans cadre adéquat, pourtant garant de l’exercice responsable de la liberté de presse.
Dans la situation actuelle de la République centrafricaine, les médias peuvent jouer un rôle déterminant pour garantir la consolidation de la paix et du processus démocratique, l’instauration d’une culture citoyenne et pour favoriser les pratiques de bonne gouvernance. Ces trois paramètres (stabilité politique, participation active des citoyens et gestion rigoureuse des biens publics) sont fondamentaux dans la lutte contre la pauvreté qui frappe 80% des Centrafricains et maintient le pays parmi les plus démunis du monde.
Les médias peuvent contribuer à la formation de la conscience citoyenne car leur position particulière les met en contact permanent avec deux types d’acteurs :
• Les autorités publiques. Par leur travail d’investigation et d’information, les médias vont inciter les dirigeants à rendre compte aux populations qui les ont élues et contribuer à la transparence de la gestion des affaires publiques.
• La société civile. En donnant la parole aux associations et organisations constituées et aux citoyens soucieux de participer au débat démocratique, les médias contribuent à renforcer le pouvoir des administrés, à relayer les aspirations des populations et à créer de véritables espaces de débat démocratique." (Etat des lieux général, page 4)
• La concentration des médias d’information dans la capitale : A Bangui, se trouvent Radio Centrafrique (nationale), Radio Ndeke Luka, la radio scolaire, la radio et Télévision Tropic FM (commerciale) et cinq radios confessionnelles. En province, on compte une dizaine de radios, éparpillées dans sept villes différentes, dont six confessionnelles et quatre liées aux autorités locales. L’ensemble de la presse écrite (une quinzaine de titres dont quatre, quoique rudimentaires, paraissent quotidiennement) est limitée à certains quartiers de la ville de Bangui.
• Un cadre institutionnel et organisationnel de la profession fragile et peu opérationnel : à côté de l’instance de régulation de la Communication (HCC), confrontée à des problèmes de légitimité et d’efficacité, quelques associations professionnelles peinent à se développer. Les médias centrafricains se déploient dès lors sans cadre adéquat, pourtant garant de l’exercice responsable de la liberté de presse.
Dans la situation actuelle de la République centrafricaine, les médias peuvent jouer un rôle déterminant pour garantir la consolidation de la paix et du processus démocratique, l’instauration d’une culture citoyenne et pour favoriser les pratiques de bonne gouvernance. Ces trois paramètres (stabilité politique, participation active des citoyens et gestion rigoureuse des biens publics) sont fondamentaux dans la lutte contre la pauvreté qui frappe 80% des Centrafricains et maintient le pays parmi les plus démunis du monde.
Les médias peuvent contribuer à la formation de la conscience citoyenne car leur position particulière les met en contact permanent avec deux types d’acteurs :
• Les autorités publiques. Par leur travail d’investigation et d’information, les médias vont inciter les dirigeants à rendre compte aux populations qui les ont élues et contribuer à la transparence de la gestion des affaires publiques.
• La société civile. En donnant la parole aux associations et organisations constituées et aux citoyens soucieux de participer au débat démocratique, les médias contribuent à renforcer le pouvoir des administrés, à relayer les aspirations des populations et à créer de véritables espaces de débat démocratique." (Etat des lieux général, page 4)
1 CONTEXTE MEDIATIQUE, 4
Etat des lieux general -- Le cadre legal et institutionnel
2 LES ACTEURS MEDIATIQUES, 6
Le Haut Conseil de la Communication -- Les organisations de professionnels des medias (OPM) -- Les entreprises mediatiques
3 LES ACTEURS DE L'APPUI AUX MEDIAS CENTRAFRICAINES, 23
Les operateurs -- Les principaux bailleurs de fonds
4 QUELQUES INITIATIVES MENEES EN 2013 PAR/PE EN RCA, 30
La relance des activites des medias en faveur de la paix et en appui a la transition
Etat des lieux general -- Le cadre legal et institutionnel
2 LES ACTEURS MEDIATIQUES, 6
Le Haut Conseil de la Communication -- Les organisations de professionnels des medias (OPM) -- Les entreprises mediatiques
3 LES ACTEURS DE L'APPUI AUX MEDIAS CENTRAFRICAINES, 23
Les operateurs -- Les principaux bailleurs de fonds
4 QUELQUES INITIATIVES MENEES EN 2013 PAR/PE EN RCA, 30
La relance des activites des medias en faveur de la paix et en appui a la transition